Les balises de détresse

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Les balises de détresse en mer existent sous deux formes : les balises 406 MHz et les balises MOB. Ce dossier a pour objectif d’expliquer leurs principales caractéristiques et leurs modes de fonctionnement.

1. LES BALISES 406 MHz

Ce sont les seules balises reconnues par le système mondial de détresse et de sécurité en mer (SMDSM), veillé par les centres chargés de la recherche et du sauvetage partout dans le monde (en France, les Centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage – CROSS). Elles fournissent des alertes de détresse et des données de localisation précises et fiables, en tout temps et en tout lieu sur le globe grâce au système satellitaire Cospas-Sarsat. Les balises 406 MHz émettent deux signaux radio. Le premier, numérique, dans la bande de fréquence de 406 à 406,1 MHz pour donner l’emplacement d’un navire ou d’une personne en détresse. Ce signal est capté par les satellites Cospas-Sarsat. Le second, sur la fréquence 121,5 MHz, sert au radioguidage des moyens de secours, une fois ces derniers arrivés sur les lieux du sinistre.
Certaines balises sont couplées avec un GPS. Cela permet de réduire considérablement le délai de localisation de la balise en transmettant une position précise qui est relayée en quelques minutes aux CROSS. Sans GPS, la localisation peut varier entre 15 et 45 minutes.

Qu’est-ce que le système COSPAS-SARSAT ?
Le système Cospas-Sarsat est un système mondial d’alerte et de localisation de balise de détresse équipant les engins (navire, avion) ou les individus. Il est composé de deux réseaux satellitaires complémentaires capables de recevoir un signal sur la bande de détresse internationale de 406 MHz.

Attention !
Le fonctionnement de ces matériel doit être vérifié régulièrement. Pour les dispositifs installés à bord des navires, l’intervention d’une personne compétente est requise.

On distingue les EPIRB (Emergency Position Indicating Radio Beacon – radiobalise de localisation des sinistres) qui équipent les navires et les PLB (Personnal Locator Beacon – balise individuelle de localisation) qui équipent les personnes.

1.1. La balise EPIRB

Sa présence à bord des navires professionnels est obligatoire, dans certains cas, conformément à la réglementation relative à la sécurité des navires. Elle est stockée dans un boitier fixé au navire. En cas de naufrage, elle peut être déclenchée manuellement ou automatiquement grâce au largueur hydrostatique qui libère la balise sous la pression de l’eau. Elle se déploie alors en surface et émet son signal.
Balise 406MHz - EPIRB

Balise 406MHz – EPIRB

1.1.1. Principe de fonctionnement des EPIRB

1.2. La balise PLB

Facultative, elle est prévue pour être portée par l’utilisateur. La balise PLB nécessite une activation manuelle qui se fait généralement en plusieurs étapes : ouverture du boitier, libération du bouton d’activation, déploiement de l’antenne, appui sur le bouton d’activation. Elle doit, de préférence, être équipée d’une housse flottante.
Balise 406MHz - PLB

Balise 406MHz – PLB

1.2.1. Principe de fonctionnement des PLB

Enregistrement de la balise 406 MHz
Pour être efficace, la balise doit être enregistrée. Sans enregistrement, une balise n’est d’aucune utilité. Elle émet un signal sans que ce dernier puisse être correlé avec les informations indispensables.

Deux cas de figures se présentent :

  1. la balise EPIRB ou PLB est codée par un numéro MMSI (Maritime Mobile Service Identity – identité numérique du navire) : l’enregistrement se fait auprès de l’ANFR (Agence Nationale des Fréquences – www.anfr.fr)
  2. la balise n’est pas codée : l’enregistrement se fait auprès du FMCC (Centre de contrôle de mission français Cospas-Sarsat – https://registre406.cnes.fr) de Toulouse.

Les informations contenues dans la base de données (concernant la balise, son propriétaire, ses contacts d’urgence, le navire sur lequel la balise est installée et sa zone de navigation) sont essentielles pour les opérations de recherche et de sauvetage. Un enregistrement correct de la balise peut faire la différence entre le succès et l’échec d’une mission de recherche et de sauvetage.

2. LES BALISES MOB

Dédiées à la détresse des personnes, le MOB (Man OverBoard) est un système autonome, installé à bord du navire, qui permet d’alerter l’équipage lors de la chute d’un homme à la mer. Cet équipement n’est pas obligatoire.

2.1. Caractéristiques

Le système MOB est composé :

  • d’une balise individuelle por tée par le marin ; celle-ci peut être intégrée dans un VFI (Vêtement de travail à Flottabilité Intégrée) ; son déclenchement est automatique ou manuel ; elle est parfois équipée d’un GPS,
  • d’une antenne de réception, d’une centrale d’alarme sonore et lumineuse ainsi que d’une console de gestion de l’alerte installées à bord du navire permettant au capitaine de repérer et de rallier le naufragé.

2.2. Principe de fonctionnement des MOB

Chaque membre d’équipage est équipé d’une balise individuelle. Pour un fonctionnement optimal, elle doit être installée dans le VFI. Lorsqu’un marin tombe à la mer, la balise se déclenche automatiquement ou manuellement et émet un signal de détresse (fréquence radio de 869,5 MHz). A bord du navire, un signal sonore et lumineux se déclenche en passerelle. La console de gestion de l’alerte affiche les données nécessaires au repérage et au ralliement du naufragé : cap à suivre, distance navire-naufragé, position GPS.

Certains modèles :

  • répondent à la réglementation française au travers de la certification DAHMAS (dispositifs d’alarme d’homme à la mer et d’actions de sauvetage),
  • fonctionnent en réseau privé ou en relais,
  • permettent la gestion simultanée de plusieurs alertes «homme à la mer».

Qu’est-ce que le DAHMAS ?
On entend par «dispositifs d’alarme d’homme à la mer et d’actions de sauvetage» ou «DAHMAS» tout système de matériels ou d’équipements pouvant assurer en cas de chute d’une personne à la mer le déclenchement d’une alarme sonore et lumineuse clairement identifiée, au moins au poste de conduite du navire, et éventuellement, la commande automatique ou manuelle, par le biais d’un dispositif spécifique de déclenchement, de tout matériel ou équipement susceptible de faciliter la survie ou la récupération d’une personne tombée à la mer. (Extrait de la Division 332 de la Réglementation de la sécurité des navires).

3. LIENS COMPLÉMENTAIRES

Journée d’information sur les balises individuelles le 8 juin à Port Haliguen (56)
Produit Phare IMP 2011
Expérimentation « VFI à balise incorporée » – synthèse et guides utilisateurs
Film « Un homme à la mer »
Équipements des navires paimpolais en DIL
Équipement de la flottille étaploise en DIL (dispositif individuel de localisation)
Nouveaux essais de DIL (Dispositif Individuel de Localisation)

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  1. Ping : Le sauvetage facilitée par le GPS

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